| De Gaulle charles |
Fondation et Institut Charles De-Gaulle
Charles De-Gaulle 18 e président de la République
Parti politique: RPF (1947), UNR (1958), UDR (1968)
Élu le: 21 décembre 1958
Réélu le: 19 décembre 1965
Successeur: (intérim d'Alain Poher) Georges Pompidou
Naissance: 22 novembre 1890 à Lille (Nord)
Décès: 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne)
Nature du décès: Rupture d'anévrisme.
Charles de Gaulle: né le 22 novembre 1890 à Lille, dans le Nord - mort le 9 novembre 1970 à Colombey-les-Deux-Églises, en Haute-Marne était un général et un homme d'État français, qui fut, depuis son exil à Londres, le chef de la résistance à l'occupation allemande de la France pendant la Seconde Guerre mondiale (la France libre), puis le fondateur de la Ve République en 1958, dont il devint le premier président de 1958 à 1969.Il fut l'unique Grand Maître de l'Ordre de la Libération.
Biographie
Charles André Joseph Pierre-Marie de Gaulle naît à Lille, mais son nom de famille n'est pas d'origine flamande. Une épineuse polémique subsiste en effet au sujet de son nom, certains ayant cru voir dans la particule "de" l'article défini flamand "De". D'après les travaux des généalogistes, en particulier ceux du grand-père paternel du général de Gaulle, les de Gaulle sont une très ancienne famille de la noblesse d'épée française.
Le plus ancien ancêtre probable du général de Gaulle est Richard de Gaulle, écuyer du roi Philippe Auguste qui le dota d'un fief à Elbeuf-en-Bray, Normandie, en 1210. On trouve trace vers 1420 d'un Jehan de Gaulle qui, après le désastre d'Azincourt, résista pendant près de deux ans aux Anglais à Vire, dans l'ouest de la Normandie, avant de devoir s'exiler en Bourgogne.Aux XVIe et XVIIe siècles on retrouve trace de "capitaines-châtelains" de Gaulle à Cuisery dans le sud de la Bourgogne.
Gaspard de Gaulle, qualifié par le roi Charles IX de "chevalier", fut délégué du bailliage de Chalon-sur-Saône aux états généraux de Blois en 1576. Les de Gaulle s'installèrent ensuite en Champagne où on retrouve leur trace à Châlons-en-Champagne aux XVIIe et XVIIIe siècles, exerçant des charges de justice et intégrés à la noblesse de robe. La famille s'installa enfin à Paris vers le milieu du XVIIIe siècle. L'arrière-grand-père du général de Gaulle, "avocat" (c'est-à-dire procureur) au parlement de Paris, comparut devant le Tribunal révolutionnaire pendant la Terreur mais réussit à éviter la guillotine. Les de Gaulle résidaient depuis presque 150 ans à Paris quand Charles de Gaulle naquit en 1890.
Le nom de Gaulle semble être issu d'une forme germanique (franque ou normande) "De Walle", signifiant "le mur (d'enceinte), le rempart", où "De" = "le" et "Walle" = "mur", le "w" germanique ayant évolué en "g" en roman (cf. aussi William/Wilhelm et Guillaume). La très ancienne noblesse française descendait souvent de lignages francs ou normands, ce qui peut expliquer l’origine germanique du patronyme de Gaulle. "Walle" provient du vieux saxonwal, qui a donné l'anglaiswall ou le danoisval. Le vieux saxon wal est un emprunt au latinvallum ("rangée de pieux, palissade, rempart"), de vallus ("pieu").
La famille maternelle de Charles de Gaulle, les Maillot, était originaire des Flandres françaises. C'est du côté de cette famille maternelle que le général de Gaulle avait des ancêtres irlandais (les MacCartan, Jacobites réfugiés en France après la Glorieuse Révolution), écossais (les Fleming), et allemands (les Kolb, du Duché de Bade).
Le grand-père maternel du général de Gaulle était un industriel textile lillois. Bien que la famille de Gaulle vécût à Paris, la mère du général de Gaulle se rendit dans sa famille à Lille pour donner naissance à son fils, en accord avec la tradition familiale.Né à Lille le 22 novembre 1890 dans une famille catholique résidant à Paris, Charles de Gaulle était le fils d'Henri, professeur de lettres et d'histoire, et de Jeanne Maillot. Charles a trois frères, dont deux seront résistants et une sœur :
Très tôt, son père fait découvrir à Charles les œuvres de Barrès, Bergson et Péguy. La famille est alors monarchiste et compte parmi les lecteurs de L'Action française (jusqu'à la condamnation du mouvement de Charles Maurras par le Vatican). Sa famille est considérée comme « catholique libérale », sera dreyfusarde et bien que « monarchiste de regret » se ralliera à la République dans le sens indiqué par le pape. Son père est en outre un admirateur de Louis Rossel, « général » de la Commune de Paris, fusillé par les Versaillais.
Charles de Gaulle fait une partie de ses études primaires à l'école des frères des écoles chrétiennes de la paroisse Saint-Thomas-d'Aquin (aujourd'hui lycée Saint-Thomas-d'Aquin) à Paris.
Lors de la crise politique résultant de la séparation de l'Église et de l'État en 1905, Charles de Gaulle est amené à poursuivre ses études en Belgique, première expérience d'exil.
Entré 119e sur 221 à l'École militaire de Saint-Cyr en 1908 après avoir fait ses classes préparatoires au prestigieux collège privé catholique Stanislas à Paris, il en sortit diplômé en 1912 (promotion de Fès dont le major fut le futur maréchal Juin) et rejoignit l'infanterie. Affecté au 33e régiment d'infanterie à Arras, il est alors sous les ordres du colonel Pétain.
Première Guerre mondiale
Lieutenant au début de la Première Guerre mondiale, il est ensuite nommé capitaine en janvier 1915. Blessé dès son premier combat à Dinant le 15 août 1914, il rejoint le 33e RI sur le front de Champagne pour commander la 7e compagnie. Il est à nouveau blessé le 10 mars 1915 à la main gauche, sur la Somme. Décidé à en découdre, il désobéit à ses supérieurs en ordonnant de tirer sur les tranchées ennemies. Cet acte lui vaut d'être relevé huit jours de ses fonctions.
Officier tatillon, volontiers cassant, son intelligence et son courage face au feu le distinguent au point que le commandant du 33e RI lui offre d'être son adjoint.
Le 2 mars 1916, son régiment est attaqué et presque détruit par l'ennemi en défendant le village de Douaumont, près de Verdun. Sa compagnie est anéantie au cours de ce combat et les survivants sont encerclés. Selon la version officielle, il tente alors une percée; la violence du combat l'oblige à sauter dans un trou d'obus, pour se protéger, mais des Allemands l'imitent et le blessent d'un coup de baïonnette à la cuisse gauche. Pris par les troupes allemandes, il est soigné et interné. Un soldat de sa compagnie a toutefois fourni une autre version des faits : « Nous avons été encerclés et sous les ordres de notre capitaine de Gaulle nous avons été obligés de nous rendre. »
Après une tentative d'évasion manquée, il est transféré au fort d'Ingolstadt, en Bavière, un camp de représailles destiné aux officiers remuants. Il y croise le futur général Georges Catroux, le journaliste Rémy Roure, l'éditeur Berger-Levrault et le futur maréchal soviétique Toukhatchevski. Un « lamentable exil », c'est en ces termes qu'il décrit à sa mère son sort de captif. Pour tromper l'ennui, de Gaulle organise pour ses compagnons de captivité des exposés magistraux sur l'état de la guerre en cours.
Mais surtout, il tente de s'évader à cinq reprises, sans succès. Il est libéré après l'armistice du 11 novembre 1918 et retrouve les siens en décembre. De ces deux ans et demi de captivité, il en gardera un souvenir amer, estimant être un « revenant », un soldat inutile qui n'a servi à rien. Il recevra, toutefois, à l'issue de la Grande Guerre la croix de chevalier de la Légion d'honneur, le 23 juillet 1919.
Concernant cette période de captivité qui a suivi sa reddition, le général Perré a déclaré en 1966 :
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