Valery Giscard d'Estaing, président Français.
Giscard d'Estaing
valery

Blog de Valery Giscard d'Estaing


Valery Giscard d'Estaing

Valery Giscard d'Estaing 20e président de la République
Parti politique: FNRI (1974), UDF (1978)
Élu le: 19 mai 1974
Présidence: 27 mai 1974 - 20 mai 1981
Prédécesseur: Georges Pompidou (intérim d'Alain Poher)
Successeur: François Mitterrand
Naissance: 2 février 1926 à Coblence (Allemagne).


Valéry Giscard d'Estaing, né le 2 février 1926 à Coblence en Allemagne, est un homme d'État français. Il a été président de la République du 27 mai 1974 au 21 mai 1981.


Biographie
Fils d'Edmond Giscard d'Estaing (1894-1982), inspecteur des Finances qui avait relevé par une procédure devant le Conseil d'État le nom d'Estaing, et de May Bardoux (1901-2003), elle-même fille du député Jacques Bardoux, Valéry René Marie Georges Giscard d'Estaing naît à Coblence, en Allemagne, le 2 février 1926, où son père était en poste en Rhénanie occupée par les forces françaises.
Valéry Giscard d'Estaing fait ses études à l’école Gerson, puis au lycée Janson-de-Sailly et au lycée Louis-le-Grand à Paris, et enfin au lycée Blaise Pascal à Clermont-Ferrand. Il décrocha son double baccalauréat en philosophie et mathématiques élémentaires à 15 ans. Il s'engage à dix-huit ans dans la Première armée et combat en France et en Allemagne, ce qui lui vaut d'être décoré de la Croix de guerre.
Après une classe préparatoire au lycée Louis-le-Grand, il entre ensuite à l'École polytechnique. Son entrée à l'École nationale d'administration (ENA, promotion Europe) est due au décret du 19 juillet 1948 — au moment où il achève sa scolarité à l'École polytechnique — qui dispense les polytechniciens de devoir passer un concours d'entrée à l'ENA ; il en sort dans la « botte » et entre à l'Inspection générale des Finances en 1952, où il rejoint son père.
Il se marie le 23 décembre 1952 à Anne-Aymone Sauvage de Brantes qui lui donnera quatre enfants : Valérie-Anne (1953), Henri (1956), Louis (1958), Jacinte (1960).


Carrière politique
De juin à décembre 1954, Valéry Giscard d'Estaing, alors âgé de 29 ans, est nommé directeur adjoint au cabinet du président du conseil Edgar Faure. En 1956, il se met en disponibilité de son administration après son accès à la députation du Puy-de-Dôme, département dont son arrière-grand-père, Agénor Bardoux, au XIXe siècle et son grand-père, Jacques Bardoux, au XXe siècle, furent lontemps les députés. Il sera nommé, la même année, membre de la délégation française à la XIe session de l'Assemblée générale des Nations Unies. Il accède enfin, en 1958, aux fonctions de conseiller général du canton de Rochefort-Montagne, fonctions qu'il occupera jusqu'en 1972.


Sous la présidence du général de Gaulle (1959-1969)
Dès janvier 1959, Valéry Giscard d'Estaing accède aux fonctions de secrétaire d'État aux Finances et, le 19 janvier 1962, le président général de Gaulle le nomme, sur proposition du Premier ministre Michel Debré, ministre des Finances et des Affaires économiques. Il conserve ce poste sous le gouvernement Pompidou, mais il devient vite impopulaire et, après sa réélection difficile de décembre 1965, le général de Gaulle décide, le 8 janvier 1966, de le remplacer par Michel Debré.
Valéry Giscard d'Estaing réintègre l'Inspection Générale des Finances de 1966 à 1967 et se fait élire à la mairie de Chamalières. Giscard fonde ensuite la Fédération nationale des républicains indépendants en proclamant : « Nous sommes l'élément centriste et européen de la majorité » ; à ce titre il soutient en 1969 la candidature de la Grande-Bretagne à l'adhésion la Communauté économique européenne. Il préside ensuite la commission des finances, de l'économie générale et du plan de l'Assemblée nationale.
Son attitude envers le président de Gaulle devient de plus en plus critique ; il parle notamment de l'« exercice solitaire du pouvoir » et théorise son soutien critique, le « oui, mais ». Il appelle à voter non au référendum du 27 avril 1969, qui entraîne le départ du général de Gaulle.
Lors de l'élection présidentielle qui suit la démission de de Gaulle, il penche un moment pour la candidature d'Antoine Pinay, puis se rallie le 30 avril à Georges Pompidou.


Sous la présidence de Georges Pompidou (1969-1974)
Georges Pompidou lui confie le ministère de l'Économie et des Finances dans le cabinet Jacques Chaban-Delmas (1969-1972), poste qu'il conserve sous Pierre Messmer (1972-1974). Il est, dans le même temps, depuis 1967, maire de la commune de Chamalières, dans le Puy-de-Dôme, fonction qu'il assure jusqu'en 1974.
Après le décès de Georges Pompidou, en avril 1974, Valéry Giscard d'Estaing se présente à l'élection présidentielle. Bénéficiant du soutien de Jacques Chirac, il élimine Jacques Chaban-Delmas au premier tour.
Au second tour, le débat qui l'oppose à François Mitterrand lui donne un avantage décisif, la phrase « vous n'avez pas le monopole du cœur » ayant marqué tous les esprits. Il est élu en mai 1974 et devient le troisième président de la Cinquième République, le plus jeune, à l'âge de 48 ans.


G7_leaders

De gauche à droite : Giulio Andreotti, Takeo Fukuda, Jimmy Carter, Helmut Schmidt et Valéry Giscard d'Estaing lors du sommet économique du G7, le 16 juin 1978 à Bonn en Allemagne.


Valéry Giscard d'Estaing nomme Jacques Chirac Premier ministre, mais les relations entre les deux hommes se tendent et le second démissionne en 1976. Il est remplacé par Raymond Barre, le « meilleur économiste de France » d'après le Président. Durant son septennat, d'importantes réformes sont prises, telles que la législation sur le divorce par consentement mutuel ou encore la légalisation de l'avortement menée par Simone Veil. L'âge légal de majorité est abaissé de vingt-et-un à dix-huit ans.
Le début de sa présidence est marqué par une volonté de modernisation. Il édulcore ainsi quelques symboles nationaux - le bleu drapeau de l'étendard français est remplacé par un bleu cobalt plus clair et jugé moins agressif, la Marseillaise est jouée sur un ton moins fort et un rythme plus lent -, il donne des interviews en anglais, pose en complet veston pour la photo officielle, simplifie le protocole de l'Élysée et, cherchant à paraître proche du peuple, multiplie les occasions de se montrer aux côtés des « simples gens », notamment dans des dîners notamment.Dans un autre registre, il modernisa le systeme de transport en lancant l'étude sur le TGV.
Le septennat de Valéry Giscard d'Estaing est marqué par les conséquences des deux chocs pétroliers qui brisent la dynamique des Trente glorieuses. Devant la nécessité d'économiser l'énergie, le président instaure en 1975 le changement d'heure pendant les mois d'été, une mesure qui permet d'économiser 0,5% d'électricité en limitant les besoins d'éclairage. Il décide aussi de lancer la France dans l'énergie nucleaire. Cette période est aussi marquée par l'apparition du chômage de masse.
Valéry Giscard d'Estaing est, par ailleurs, un fervent partisan de la construction européenne : il défend l'idée des États-Unis d'Europe dès ses débuts en politique. Partisan d'une « troisième voie » entre une Europe supranationale et une Europe des États, il crée le Sommet européen et aide à l'augmentation des pouvoirs du Parlement européen, en particulier en matière budgétaire.


Grandes étapes du septennat

  • 1974 :
  • Plan de lutte contre l'inflation, majoration de l'impôt sur les sociétés et les gros contribuables, relèvement du taux d'intérêt de l'épargne, économies budgétaires, économies d'énergie.
  • Démission du gouvernement de Jean-Jacques Servan-Schreiber en protestation contre le début de la 8ème campagne française d'explosions nucléaires.
  • 26 juin : Vote de la loi fixant la majorité civile à 18 ans.
  • 3 juillet : Fin de la politique d'incitation à l'immigration en France.
  • 16 juillet : La journaliste Françoise Giroud devient le première secrétaire d'état à la condition féminine.
  • 1975 :
  • 17 janvier : Vote de la loi autorisant sous certaines conditions l'avortement appelée aussi loi Veil.
  • 31 janvier : Remaniement ministériel.
  • Début de la modernisation du réseau téléphonique avec le triplement des lignes sur 7 ans.
  • 11 juillet : Institution du divorce par consentement mutuel.
  • 15 novembre : Première réunion des 7 pays les plus industrialisés de la planète à Rambouillet.
  • Le cap des 1 million de chômeurs est franchi en fin d'année.
  • 1976 :
  • 9 janvier : Naissance de la compagnie Elf Aquitaine.
  • 12 janvier : Remaniement ministériel.
  • 14 mars : Le Franc sort du serpent monétaire européen.
  • 15 avril : La construction du supergénérateur nucléaire nommé Superphoenix est décidée.
  • 29 avril : Décret donnant droit au regroupement familial des immigrés.
  • Fondation de la COGEMA (Compagnie Générale des Matières Nucléaires) et de l'Institut de protection et de sureté nucléaire (IPSN).
  • 25 août : Démission de Jacques Chirac.
  • 1977 :
  • 31 janvier : Inauguration du centre Georges-Pompidou à Paris
  • Élections municipales des 13 et 20 mars remportées par la gauche qui prend le contrôle de 156 villes de plus de 30 000 habitants. Jacques Chirac, élu maire de Paris contre Michel d'Ornano, le candidat soutenu par les giscardiens.
  • 29 mars : Remaniement ministériel.
  • 27 juin : Le territoire français des Afars et des Issas accède à l'indépendance.
  • 6 octobre : Adoption de la loi informatique et libertés contre l'utilisation abusive des fichiers nominatifs informatiques.
  • 1978:
  • Janvier : Discours de Verdun par lequel Valéry Giscard d'Estaing met en garde les français sur les conséquences institutionnelles et les blocages politiques que provoquerait une victoire de la gauche aux élections législatives du mois de mars. Il déclare qu'il ne démissionnerait pas mais n'aurait pas les moyens d'empêcher une majorité de gauche d'appliquer son programme.
  • 1er février : Fondation de l'UDF regroupant centristes et giscardiens afin de soutenir l'action de Valéry Giscard D'Estaing.
  • Mars : La majorité de droite (RPR/UDF) remporte les élections législatives.
  • 19 mai : Le président envoie des troupes parachutistes à Kolwezi au Zaire, afin de libérer les occidentaux pris en otage par des rebelles au gouvernement zairois.
  • 5 décembre : Accord sur le Système monétaire européen (SME) qui établit un système de taux de change stable et ajustable entre les pays membres de la Communauté économique européenne.
  • 6 décembre : Appel de Cochin de Jacques Chirac qualifiant l'UDF et les giscardiens de "parti de l'étranger" pour leurs prises de position pro-européennes.
  • 1979 :
  • 13 mars : Création de l'écu, l'unité de compte européenne
  • 10 juin : Premières élections au suffrage universel au Parlement Européen. Simone Veil en devient la présidente.
  • 10 octobre : Début de l'affaire des diamants. Le Canard Enchaîné accuse le président de la république d'avoir reçu de Bokassa 1er, Empereur déchu de Centre Afrique des diamants en cadeaux lors de visites officielles. Le Canard Enchaîné estime la valeur de ces diamants à 1 million de francs. La défense maladroite de Giscard va accréditer les informations du journal satirique et va plomber sa campagne de réélection.
  • 30 octobre : Le ministre du travail Robert Boulin, accusé par des lettres anonymes, publiées par le Canard Enchaîné, d'avoir acquis de manière illégale, une garrigue, est retrouvé mort dans un étang de la forêt de Rambouillet. L'enquête n'a toujours pas permis d'aboutir à des conclusions définitives.
  • 1980 :
  • 2 février : L'ancien ministre Joseph Fontanet est assassiné. Le meurtre reste inélucidé.
  • Le pays compte à la fin de l'année plus d'1,5 millions de chômeurs.
  • 1981 :
  • 24 avril : Valéry Giscard d'Estaing arrive en tête des candidats lors du premier tour de l'élection présidentielle. Mais Jacques Chirac, arrivé troisième, refuse d'appeler ses partisans à soutenir Valéry Giscard d'Estaing face à François Mitterrand.
  • 10 mai : François Mitterrand qui avait accablé Valéry Giscard d'Estaing de surnoms comme « monsieur chômage » ou «l'homme du passif», est élu président de la république. Valéry Giscard d'Estaing a alors 55 ans.

Valéry Giscard d'Estaing perd l'élection présidentielle de 1981 face à Mitterrand. Jacques Chirac, arrivé troisième au premier tour de l'élection, est en particulier accusé de soutenir indirectement Mitterrand en ne se prononçant qu'à titre personnel en faveur de Giscard pour le second tour, tandis qu'entre les deux tours, le Canard enchaîné publie des documents montrant, pour la première fois, que Maurice Papon, ministre du Budget sous Valéry Giscard d'Estaing et sous le premier ministre Raymond Barre, a été responsable sous le régime de Vichy de la déportation de Juifs à la préfecture de Bordeaux. Giscard crie à la manipulation politique, et nie avoir connu le passé de Papon.
Bien que membre de droit du Conseil constitutionnel, en tant qu'ancien président de la République, il décide en 1981 de ne pas y siéger afin de pouvoir conserver toute liberté de parole.
Perdant en 2004 le poste de président de région qu'il occupait depuis mars 1986, il décide d'abandonner la politique active pour entrer au Conseil constitutionnel.
Il dirige l'Union pour la démocratie française qu'il avait créée en 1978, de 1988 à 1996. En 1984, VGE est élu député UDF de la 2e circonscription du Puy-de-Dôme, Valéry Giscard d'Estaing se recentre en effet sur son « fief » auvergnat en devenant président du conseil régional en 1986. Il échoue en 1995 dans la conquête de la mairie de Clermont-Ferrand.


Toujours député du Puy-de-Dôme il devient président de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale de 1987 à 1989. Il reprendra le contrôle de cette fonction en 1993.Il devient président de l'UDF en 1988, poste qu'il garde jusqu'en 1995.
Il abandonne lentement ses ambitions nationales pour partager sa carrière politique entre sa région et l'Europe.
Candidat aux élections régionales des 21 et 28 mars 2004, conduisant la liste d'union UMP-UDF en Auvergne (candidat au titre de la section départementale du Puy-de-Dôme), il est battu au second tour par Pierre-Joël Bonté (PS), emporté par la vague qui fait basculer la quasi-totalité des régions à gauche.
Le 19 avril 2007, Valéry Giscard d’Estaing annonce, bien qu'étant membre du Conseil constitutionnel, dans un entretien dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle et désavoue ainsi François Bayrou en l'accusant «d’entretenir l’incertitude, de flotter dans le vide entre des politiques évidemment différentes, et de s’appuyer sur des majorités impuissantes et fragiles». Le lendemain, le Conseil Constitutionnel lui rappelle son devoir de réserve.


Politique européenne
Fidèle à l'Europe, il est président du Mouvement européen international de 1989 à 1997. De plus, il se fait élire député européen en 1989 sur la liste de l'union UDF-RPR.VGE est élu le 23 octobre 1999 président du Conseil des Communes et Régions d'Europe (CCRE - CEMR). Il est réélu pour un mandat de trois ans à Lisbonne en octobre 1998. Il est à l'origine d'une réflexion sur un projet d'organisation européenne avec un groupe d'experts vers le milieu des années 1990, qui deviendra le projet de traité constitutionnel européen.
Lors du Conseil européen de Laeken de décembre 2001, il est nommé à la tête de la Convention sur l'avenir de l'Europe.
Cette convention a pour but de simplifier les différents traités européens en rédigeant un projet de traité constitutionnel. Valéry Giscard d'Estaing présente ainsi la Constitution européenne, le 15 juillet 2003. Signé par les 25 membres de l'Union, le traité est aujourd'hui en attente de ratification (les procédures référendaires ont débouché sur un « non » en France et aux Pays-Bas).
VGE prend part en avril et mai 2005 à la campagne pour le « oui » lors du référendum à propos du TCE (Traité Constitutionnel Européen). Il prévoit la victoire du « oui » avec 53% des voix, mais le « non » l'emporte finalement avec près de 55%.
Affaires judiciaires: Raymond Barre et lui sont mis en cause en 1984 dans l'affaire des avions renifleurs (réf. Pierre Péan).L’amiral argentin Luis Maria Mendia, idéologue des « vols de la mort » lors de la « sale guerre » menée par la dictature argentine de 1976 à1983), a demandé en janvier 2007, au cours de son procès pour crimes contre l’humanité, qui se déroule en Argentine, à Valéry Giscard d’Estaing, à l’ancien premier ministre Pierre Messmer, à l’ex-ambassadrice à Buenos Aires Françoise de la Gosse et à tous les officiels en place à l’ambassade de Buenos Aires entre 1976 et 1983 de comparaître devant la cour en tant que témoins.
Tout comme, avant lui, Alfredo Astiz, l’ « ange de la mort », Luis Maria Mendia a en effet fait appel au documentaire de la journaliste Marie-Monique Robin, intitulé « Les escadrons de la mort – l’école française », qui montrait comment la France - et notamment des anciens de la guerre d’Algérie -, par un accord militaire secret en vigueur de 1959 à 1981, avait entraîné les militaires argentins.
Giscard est élu le 11 décembre 2003 à l'Académie française au fauteuil numéro 16, laissé vacant par la mort de Léopold Sédar Senghor, obtenant 19 voix sur 34, contre deux voix à Michel Tack et une au romancier Olivier Mathieu, dit Robert Pioche.


Citations:
« Tout d'abord je trouve toujours choquant et blessant de s'arroger le monopole du cœur. Vous n'avez pas Monsieur Mitterrand, le monopole du cœur ! Vous ne l'avez pas... J'ai un cœur comme le vôtre qui bat à sa cadence et qui est le mien. »


Le débat avec Mitterand (vidéo)

Haut de page


Dernière mise à jour de cette page le 20/05/2008

Philosophes | Litterature | Peuples et empires | Biographies | Artistes | Musiques | Kabyles | Doctrines | Notions | Contes | Fables | Cosmologie | Explorateurs | Chansons | Sports | Sept merveilles | Epoques | Conquérants | Faune | © philo-club-djakou 2007-2008|

CSS Valide !

ma fiche

Créer un site internet gratuit avec E-monsite.com - Signaler un contenu illicite - Voir d'autres sites dans la catégorie Général
Concert - Humour - Videos Droles - Clips musique - Cours création de site web